Enfants connectés, parents informés
Actualités provinciales
Masculinisme, Intelligence artificielle, les thématiques de genres... Tels sont les enjeux d'éducation aux médias 2026. Les écoles provinciales situées à La Louvière ont invité les parents d'élèves à assister à une conférence sur les réseaux sociaux donnée par une professionnelle de l'éducation aux médias de l'asbl "Actions, Médias Jeunes".
"On est venus chercher des conseils, parce que nos enfants ont un chromebook à l'école, qu'ils emportent à la maison pour faire leurs devoirs. Gérer leur temps sur internet est une source de conflits. Ils sont sur des groupes "classe" sur Whatsapp. Nous ne maîtrisons pas ces outils nouveaux", confie un parent d'élève de l'Athénée provincial de La Louvière.
"Un jour, dans la salle d'attente, une maman était occupée sur TiKtok, et elle a oublié son enfant dans l'espace détente. Elle était sous l'emprise de l'écran", confie une employée de l'ONE.
"On n'a pas de solution miracle"
Quels réseaux utilisent les jeunes aujourd’hui? Quels en sont les codes et les usages? Comment en parler avec ses enfants et poser un cadre adapté? Quels sont les impacts possibles (fatigue, isolement, désinformation, cyberharcèlement...)?

L'asbl namuroise "Actions, Médias, Jeunes" a posé les jalons d'une réflexion ponctuée de dialogues avec les parents, recommandant des ressources, des jeux à jouer en famille, des livres pour poursuivre le travail d'information.
"Notre association mène des actions dans les écoles et centres. On conscientise aux risques et bénéfices des réseaux. Nous prônons le dialogue, plutôt que l'interdiction et la surveillance. Il faut faire confiance aux jeunes. Leur laisser un espace à eux pour s'autonomiser. Ne pas paniquer. Mettre des règles réalistes."
"Il faut s'intéresser à ce qu'ils font, les influenceurs qu'ils suivent. Ne pas être dans le jugement et ne pas céder au discours anxiogène. Il faut leur dire de réfléchir à ce qu'ils postent, de vérifier les infos, que les réseaux ne sont pas neutres, qu'ils mettent en avant des modèles dominants et qu'ils peuvent être enfermés dans une bulle addictive de filtres algorithmiques, parfois vers des contenus de plus en plus trash".

La rencontre s'inscrit dans le cadre d'une campagne menée par la Ville de La Louvière, face aux enjeux liés à la santé mentale des jeunes et les risques de la cybercriminalité. Parents, grands-parents, professionnels (ONE, etc), enseignants des écoles tous réseaux confondus de l'entité étaient présents.

Renforcer l'information et l'accompagnement des parents dans leur rôle éducatif, pour faire du numérique une chance.



