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Joyeuse entrée de « Léa de Belgique » à Soignies

Actualités provinciales

Joyeuse entrée de « Léa de Belgique » à Soignies

"Je préfère demander de l’aide, plutôt qu’on m’en donne". La sprinteuse belge médaille d’or Léa Bayekula, athlète handisport, a parlé d'inclusion, de dépassement de soi et d'égalité, au Lycée provincial des Sciences et des Technologies de Soignies.

En pleine ascension sportive vers les prochains JO de Los Angeles 2028, « Léa de Belgique » (sur son compte Insta) a fait une pause dans ses entraînements intensifs quotidiens pour rencontrer des jeunes de 4, 5 et 6èmeannée, coachés par leur professeure de français Judith Rossay, et en présence de Jean-François Lenvain, un ultra-marathonien, pilote de l’asbl « Tous à Bord ».

Il faut parfois perdre pour apprendre

Une rencontre qui donne la pêche. «Avec elle, on comprend que rien n'est impossible, même quand le parcours est semé d’embûches. Elle nous a dit qu’il fallait puiser en soi la force de relever la tête. Et que sans l’équipe, on ne gagne pas», exprime un élève.

« Rater, c’est parfois un élan pour faire mieux, pour devenir quelqu’un de plus grand ».

En fauteuil roulant depuis ses 12 ans, victime de moqueries et de harcèlement scolaire dans son enfance, Léa Bayekula parle de résilience et de valeurs apprises grâce à la pratique sportive. 

"Souvent, les autres sont le handicap. Ils nous font ressentir notre différence en nous regardant en biais, ou en voulant absolument nous aider. Je pense qu'il faut juste traiter les gens de la même manière, pour avancer ensemble», déclare l’athlète.

«Notre école secondaire se veut inclusive. Nous pensons que l'éducation peut faire tomber les préjugés sur le handicap et contribuer à faire évoluer les mentalités», ajoute Judith Rossay, qui prépare une prochaine rencontre avec Charly Vieusart, sportif de haut niveau engagé dans la promotion du sport inclusif.

On n’est jamais ridicule avec ses limites.

«Ce n’est pas parce qu’on est limité qu’on ne peut pas aller plus loin. Je conseille aux sportifs de haut niveau d’oser s’éloigner du sport, pour emprunter des chemins nouveaux, comme apprendre à cuisiner un plat et y arriver. Chaque nouvelle victoire renforce le mental et participe à l’équilibre», ajoute Jean-François Lenvain qui milite pour une politique sportive qui parte des écoles, en concertation avec les clubs.