L'alcool au volant, témoignage au Cefa Wapi
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«Vous vous levez un matin, votre journée est banale et le soir, votre vie bascule à jamais. Ça peut vous paraître vague, j’avais 17-18 ans, je me disais que ça ne m’arriverait jamais. Ça peut et ça m’est arrivé».
Prendre conscience des dangers de la route? Le CEFA Wallonie picarde a accueilli, en classe, un témoignage poignant lié à la sécurité routière : « Une vie fauchée, une vie brisée », par Fred.

Cela n'arrive pas qu'aux autres.
Devant les élèves de 1re et 2e Auxiliaire de magasin, le récit d’un moment de vie éprouvant. "Une soirée classique, on rigole, on boit un coup. La soirée se termine, il est 3h30. Malgré les recommandations de mes amis, je décide de reprendre la voiture. Je me revois rouler dans cette longue ligne droite, fatigué, mes yeux se ferment, ma tête devient plus lourde et je commence à m’endormir. Mes yeux se sont fermés et ils ne sont plus rouverts. Et là, c’est un énorme brouillard, la carrosserie froissée, l’odeur du gaz de l’airbag, je perds conscience, je n’ai pas d’idée de ce qui passe à côté de moi. Mon ami ferme aussi les yeux, sauf qu’il ne les rouvrira plus jamais, il avait 17 ans… Le 1 juin matin, je venais de faucher une vie et je venais de briser la mienne."
Assumer, se soigner, le tribunal... Le chemin de la reconstruction a été très compliqué. Avec son témoignage, Fred a souhaité sensibiliser les jeunes: "Appelez quelqu’un quand vous avez bu, ne prenez pas la route dans cet état ".
Un témoignage en classe, c'est mieux qu'une campagne de sensibilisation. Contrairement à une affiche ou un clip, le témoin crée un lien humain immédiat. Les élèves ne voient plus des statistiques, mais un parcours de vie. La possibilité de poser des questions permet de lever des tabous. L'école a pour mission de former des citoyens éclairés. Le témoignage contribue à cette "culture de l'engagement".



