Les éditions Cotcotcot en Hainaut
Actualités provinciales
Découverte des éditions Cotcotcot par la Bibliothèque centrale du Hainaut. Des livres qui s'adressent "au futur adulte" chez l'enfant...
La Bibliothèque provinciale Le Gazomètre a accueilli une journée de formation organisée par la Bibliothèque des bibliothèques, l’Opérateur d’appui. L’occasion de découvrir, à travers leur responsable Odile Flament, les éditions Cotcotcot.

Odile Flament interviewée par Anne-Lise Remacle...
Un éditeur jeunesse ? Pas vraiment. « Les éditions CotCotCot publient des histoires qui s’adressent au futur adulte chez l’enfant, à l’enfant intérieur des adultes », se plaît à dire Odile Flament.

Pourquoi Cotcotcot ? A cause du Cotcotcot poussé par une petite fille, celle d’Odile Flament, « dans un mouvement complet du corps, comme les enfants en sont capables. »
Il y a dans le nom l’idée « de ne pas trop se prendre au sérieux ».
Et puis, à l’envers, on trouve Toctoctoc.

Bienvenue donc dans la maison d’édition et son large catalogue « où il s’agit de déposer quelques éclats de poésie ici et là, de s’amuser avec le langage, d’interroger la norme, de s’ouvrir au monde, à l’écologie, de réfléchir, de s’engager, de grandir ».

La maison accueille désormais des livres destinés aux 9-15 ans.
Un catalogue où il fait bon se plonger et se replonger. C’est que les lecteurs comme les lectures évoluent. « Je grandis en même temps que la maison », commente Odile Flament. Ce qui séduit l’éditrice : l’audace graphique et la qualité du propos (l’acquisition d’une langue avec « Je ne connais pas les mots » d’Elisa Satori, la liberté d’une centenaire dans « Sucrer les fraises » d’Odile Hennebert, le sourire comme refuge chez une enfant avec « Le Sourire de Suzie » d’Anne Crahay, le plaisir de nager chez une vieille dame d’abord rétive face à l’eau avec « A l’eau » d’Heejin Park, un album coréen...).

Deux nouveautés
« Leçons de piano », signé Evangeline Durand-Allizé et « Le voyage d’Irma » de Matthias Baijot figurent parmi les nouveautés. Un enfant retrouve sa professeure de piano. Les leçons démarrent, mais ni l’un ni l’autre ne parviennent vraiment à se concentrer. Une volée d’oiseaux par la fenêtre. Une série de sons impromptus. Le cours se transforme en terrain de jeu, où le plaisir et la complicité priment. Et si l’apprentissage de la musique n’était qu’un intermède vers autre chose ? Il n’y a pas que la musique dans la vie, il y a aussi les baleines à bosse, du moins une. La baleine à bosse Irma rejoint une troupe d’animaux surprenants pour entamer une tournée des contes.
Le groupe d’amis s’arrête chaque nuit dans un nouvel endroit pour écouter l’un ou l’une raconter une histoire. On y entend les récits enflammés de Simone la vigogne, Léon le héron, Ernesto le blaireau… Irma attend son tour avec crainte et impatience, mais le destin en décidera autrement.

Une oeuvre chorale qui rappelle la puissance de la fiction et l’importance des liens amicaux, surtout dans les moments les plus tragiques.



