Nos futrurs éducateurs en prison
Actualités provinciales
Le temps d'un escape game. Les futurs Agents d’éducation de l'IESPP Tournai ont vécu une immersion dans un univers carcéral, via « 9m² », l’escape game imaginé par Picardie Laïque.
«On a recréé une cellule de prison sous forme d’expérience immersive : aucun confort, du vrai mobilier de la prison de Mons et une promiscuité dérangeante pour vous plonger dans la peau de détenus, menottés les uns aux autres", explique Gil Colmant, animateur à Picardie Laïque. Les élèves étaient tenus de trouver des indices pour sortir de cellule.

Les deux équipes de l’IESPP ont réussi à sortir de la cellule endéans les 20 minutes, et avec l’aide du gardien de prison, toujours plus oppressant au fur et à mesure du temps qui s’écoulait.
Expliquer l’univers carcéral, débattre sur le fonctionnement du système, les risques de récidives, … telle est la mission de sensibilisation de Picardie Laïque.
Comment va ressortir le détenu? Qu’est-ce que la récidive? Quelles alternatives à trouver ? Est-ce qu’on parle de resociabilisation, du suivi psychologique des détenus ?
Quelle peine maximale pour des détenus comme Marc Dutroux ? Quel est le profil type d’un détenu…
Tant de questions abordées à l’issue de l’escape game.

Lilou Foucart, élève en 6e Agent d’éducation : « Je n’imaginais pas que c’était comme ça ! Je pensais que c’était plus grand, que les repas se prenaient dans une cantine extérieure, qu’on n’était pas autant dans une cellule ou encore qu’au niveau des technologies, on avait des téléphones, des consoles".
C’est au cœur d’une exposition que s’est poursuivi le débat avec les jeunes en revenant sur d’autres thèmes comme les conditions inhumaines de détention, le manque d’effectifs en prison, les frustrations quotidiennes, le peu d’accès aux soins, les visites familiales, les procédures administratives, la réinsertion…
Pauline Stéphany, élève en 6e Agent d’Éducation a trouvé cette activité très intéressante : « Cet escape game et le débat nous ont appris la réalité des choses et nous y serons peut-être confrontés dans notre futur métier d’éducateur».




