Quand un élève est bien, il apprend bien!
Actualités provinciales
La priorité accordée au bien-être de chaque élève, c'est ce qui fait l'excellence du LPST à Soignies.
«Notre école, on la choisit. On vient de loin pour s’y inscrire. Notre 1er degré commun est très couru. En 8 ans, nous avons triplé les inscriptions», explique Rossana Tasca, la directrice adjointe au Lycée provincial des Sciences et des Technologies (LPST), Soignies.
Quel est son secret ? «Nous sommes devenus spécialistes, réputés pour notre connaissance des pédagogies alternatives qui se pratiquent dans les pays nordiques. Nous partageons nos outils lors de formations. Ce qui fait vraiment notre excellence, c’est la priorité que nous accordons au bien-être de chaque élève ».
Pour y arriver, toute l’équipe se forme en continu, s’inscrit dans des projets nouveaux et travaille en collaboration avec les parents. « Un élève qui se sent bien, apprend bien. Il ose s’exprimer. Il a confiance en lui. Il n’a pas peur d’avoir des idées et sa scolarité est renforcée ».

Une atmosphère « chill »
Dès le parking verdoyant de l’école, on sent les ondes positives émaner de l’établissement moderne, aux grands carreaux éclatants, à l’orée d’un quartier calme aux abords du centre de Soignies.
Entourée d’une nouvelle cour agrémentée de parterres paysagers, de jolis bambous et de bancs, l’école dégage une atmosphère de paix. On distingue au loin, après la salle de sports, sous un auvent, des tables de ping-pong. A l’accueil, encore des bancs et un « bonhomme mignon » à la bouche ouverte. C’est la mascotte. Une boîte aux lettres où l’on peut déposer ses peurs, ses désirs, ses souhaits.
Une école « autrement »
« Ce que prévoit la réforme, il y a longtemps qu’on va au-delà. On fait autrement, parce qu’on sent bien que c’est ce qui marche. Nous voulons emmener nos élèves le plus loin possible».
Les éducateurs et la directrice souriante s’entretiennent calmement dans l’entrée, avec un groupe de jeunes invités à vous saluer et qui vous cèdent le passage spontanément.


L’excellence, c’est le bien-être des jeunes
« Nous respectons les jeunes comme des individus à part entière, comme s’ils étaient nos enfants. Leur avis compte, ils ne sont pas des numéros. On entend leurs demandes et on colle à leurs besoins. Ils sont 15 par classe, ils ont des activités ou sorties gratuites chaque semaine, les devoirs et leçons sont volontairement limités et toujours prévus pour la semaine d’après. Des aménagements sont mis en place pour permettre une scolarité normale aux enfants qui ont des besoins spécifiques, par exemple, les dyslexiques».
A l’étage, après la salle des profs, une zone de passage dite «chill» (relax), avec une vue imprenable sur le domaine, depuis quelques fauteuils confortables, des poufs ou des tables, où l’on peut se poser, à la récré, et deviser, comme dans une cafétéria.
«Ici, les élèves ne changent pas de classe, ce sont les enseignants qui bougent. On limite la perte d’énergie, les transports de cartables et de chromebooks», détaille Rossana Tasca, depuis la table ronde qui lui sert de bureau, où chacun est invité à s’asseoir pour construire, en équipe, ce qui est le mieux pour chaque élève.
En phase avec les problématiques actuelles
Avec la Cellule Bien-être, l’école fait de l’éducation aux médias et aux réseaux sociaux, travaille le savoir-vivre et la cohésion de groupe, explique ce qu’est le consentement, fait de la prévention contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles, parle des violences conjugales, de la discrimination et du racisme…


« Notre force est de collaborer avec des associations comme le centre de planning familial, le centre PMS, le CRIH et aussi avec les parents avec qui nous avons une bonne communication», détaille Nathanaël Lamblotte, la coordinatrice de la cellule « Bien-être », inscrite notamment dans le projet « Ne tourne pas autour du pot » et «Génération solidaire».
«Pour prévenir le harcèlement, nous venons de créer avec les jeunes une Cellule des Jeunes ambassadeurs. Sur base volontaire, des élèves de la 4ème à la 7ème, ont la mission de prévenir d’éventuels conflits. Ils se forment à l’école avec le CRIH (Centre de Référence en matière de harcèlement). Ils pourront apporter des soutiens aux élèves qui perdent pied, conseiller leurs pairs et les plus petits seront responsabilisés ».
Pas de baguette magique, pas d’école idéale. Juste un encadrement humain et attentif aux élèves et l’envie de voir des sourires sur leurs visages chaque jour.
Une école solidaire et solaire.
Si vous souhaitez en savoir plus : https://www.facebook.com/share/1BK25HYELS/?mibextid=wwXIfr



